Maï T.
Elève Gardien De La Paix

Profil de Maï

Expériences

Auparavant à mon compte, et à présent dans la Police Nationale.
Après un Bac Sciences et Techniques du Tertiaire en poche je me suis lancée dans le monde professionnel.

J'ai travaillé dans le commerce et dans l'optique avant de me reconvertir et de me mettre à mon compte pendant 2 ans. Mais quelque chose n'allait pas, j'avais beau travailler à domicile et avoir la chance de pouvoir gérer mon emploi du temps comme je l'entendais, je ne me sentais pas à ma place.

Je me suis alors demandé quel métier j'avais vraiment envie d'exercer sur toute une vie. Je me suis souvenue que lorsque j'étais plus jeune, les métiers d'action me plaisaient, il y avait dedans ce "quelque chose" qui les rendait différents : le caractère imprévu, la sensation de vivre un nouveau métier tous les jours, l'absence de routine.

Alors après 10 années dans la vie active, après mûres réflexions, et après avoir pesé le pour et le contre, je me suis décidée à rejoindre la maison bleue et rouge.

Poste actuel

Gardien de la Paix en devenir.
Je suis actuellement élève Gardien de la Paix de la 250ème promotion à l'école Nationale de Police de Sens, lauréate du concours de septembre 2017 que j'ai passé en tant qu'externe.

La formation d’une durée de 1 an pendant laquelle nous sommes rémunérés comprend 3 séquences.

Une séquence A en école, consacrée à l’apprentissage des fondamentaux et des situations professionnelles. C'est la partie théorique de la formation, probablement aussi la plus intense. On s’initie également au tir et aux techniques et sécurité d’intervention. La séquence se termine par des contrôles nationaux qui détermineront en majeure partie notre classement final.

Ensuite vient la séquence B durant laquelle nous effectuons un stage opérationnel en commissariat. C'est le moment de mettre en pratique tout ce qu'on a assimilé lors de la séquence précédente. On part en immersion dans chaque service, on fait nos premiers pas sur le terrain pour certain. Un moment particulièrement intéressant.

La scolarité se termine par la séquence C, de nouveau en école. On y fait nos retours d’expérience ainsi que le choix de poste. Puis on part en Module d'Adaptation au Premier Emploi (MAPE) durant lequel on est formés à la future direction dont on dépendra. La cérémonie marque la fin de l’aventure, le traditionnel "jeté de casquettes" et la remise de nos galons de Gardien de la Paix stagiaire viennent clôturer une année riche en émotions.

Il y a 10 écoles en France qui dispensent la formation d'élève Gardien de la Paix : Montbéliard, Nimes, Rouen, Périgueux, Reims, Roubaix, Toulouse, Chassieu, Saint-Malo et Sens. La scolarité se déroule en internat la semaine, et nous pouvons rentrer chez nous les weekends. En fonction des écoles, on peut être en chambre individuelle, chambre double, ou... parfois 6 par chambre comme c'est actuellement mon cas à Sens ! Mais la vie en communauté a aussi ses avantages : on s'entraide, on échange et on se remonte aussi le moral lors des moments de doutes.

J'essaye de profiter de chaque instant de ma scolarité, je sais déjà que j'en garderai un super souvenir. Après tout c'est quand même un moment marquant dans une carrière !

Motivations

Le travail d'enquête, c'est mon truc à moi !
J'ai toujours été attirée par le travail d'enquête. Fouiller, chercher, déceler la faille, l'investigation c'est LA principale raison qui m'a donné envie de m'engager dans la Police.

Je suis très attachée au respect des lois également. Appréhender des personnes mises en cause et les amener à répondre de leurs faits devant la justice, c'est un peu une manière pour moi de garantir notre liberté et notre sécurité à tous.

J'avais également très envie de vivre un métier différent tous les jours ou encore de pouvoir allier du travail de bureau et du travail de terrain. Alors ce fut le déclic : il fallait que je m’engage dans la Police.

Et puis comme le dit si bien l’adage : "choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie"

Conseils

Le chemin peut paraître difficile, mais il en vaut la peine.
Passer le concours Gardien de la Paix ne s'improvise pas et cela nécessite davantage de préparation en tant qu'externe.

Contrairement à certains, je n'ai pas été Adjoint de Sécurité auparavant, je n'avais donc aucun expérience du terrain et du métier.

Pour cela, il est primordial de travailler son expression écrite : la rédaction fait partie des nombreuses tâches quotidiennes du métier. Il en va de même pour les fondamentaux de Français, étant au plus proche de la population, il est important de pouvoir comprendre l'autre et de pouvoir se faire comprendre en retour.

Avoir une bonne condition physique aussi a son importance, tant pour le concours, que pour l’année d’école ou encore plus tard en service actif. Hygiène de vie, course en fractionné, ou encore renforcement musculaire devront devenir vos meilleurs amis. Et ne vous inquiétez pas, ils vous le rendront bien !

Quant à l'entretien oral, certainement l'épreuve la moins évidente du concours, il se prépare en cernant au mieux ses motivations afin de parvenir à les expliquer. On sait généralement pourquoi la Police nous attire, mais on ne parvient pas toujours à expliquer pourquoi. Or il ne faut pas l'oublier : vous êtes motivés, tout comme peut l’être une bonne partie des autres candidats.

La « culture Police » est également indispensable : les différentes directions de la Police Nationale, ses missions ou encore l'actualité médiatique du moment, tout est possible à l’entretien oral de Gardien de la Paix !

Réussites

16/20 à l'oral du concours, je n'y croyais pas.
L'entretien oral du concours Gardien de la Paix est vraisemblablement l'épreuve la moins évidente que j'ai passée dans ma vie professionnelle. Être assis face à 4 personnes qui doivent juger en 20 minutes de vos capacités à être un futur Policier n'est pas un exercice facile.

L'entretien se déroule sous forme d'échange avec une présentation de soi, de son parcours, de ses motivations, ainsi que des mises en situation professionnelles, mais aussi des mises en difficulté. A l'issue de l'entretien, le jury doit pouvoir se dire qu'il peut partir en patrouille avec vous demain.

Mon ressenti quant au déroulement de mon entretien : le jury ne laisse absolument rien transparaitre et leur "distance" peut porter à croire que l'on a pas été à la hauteur.

Et alors s’installe le doute... Et l'attente interminable jusqu'aux résultats du concours. Puis c'est la consécration. Non seulement je suis admise, mais lorsque je reçois mon bulletin de notes, je m’aperçois que j'ai obtenu un 16 à mon entretien oral !

Police nationale

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